...

Ex-futur journal autrefois sobrement intitulé "Merde!"

Il fut une époque épique, aurait dit Ferré, où une publication papier était prévue... Faut croire que c'est plus d'actu.
Toutefois, exhibitioniste rédhibitoire, je me livre ici à vos regards  désoeuvrés... 
Vous êtes invités à entrer dans ma danse malhabile, et à répondre aux éventuels débats lancés, ce blog ne se concoit sans vous...


Bienvenue

Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 16:07
C'était un quartier de briques rouges délabrées, de maisons abandonnées, vitres brisées, toits éventrés et poutres pourrissantes, dans lesquelles les pillards ne s'étaient rendus qu'en silence, prudemment, oubliés les rires égrillards, laissés au vestiaire... Les portes claquaient au vent. 

Pourtant, une population nombreuse y vivait, pauvres hères arrivés de nulle part, parfois, mais souvent aussi des gens qui y étaient nés, y avaient grandi et n'avaient jamais trouvé le courage d'en partir.

Ceux-là, plus que les autres, redoutaient de se rendre sur la place qui occupait le centre du tout. Cette place, d'où partaient tous les axes qui structuraient le quartier, était immense, à l'échelle des petites maisons, et des hommes qui l'entouraient.

Elle était battue par les vents, fouettée au point qu'on l'entende parfois gémir, disaient les anciens.

Toute la façade nord de ce grand vide était occupée par les restes, eux aussi immenses, d'une église, ou plutôt de ce qui devait avoir été au moins une cathédrale, peut-être, on aurait pu croire, tant elle était massive. De briques rouges et de pierre, elle s'élevait haut au dessus des battants presqu'arrachés de ses portes gigantesques, antres noirs dans lesquels même les enfants n'osaient s'aventurer, presque jeter un regard.

Il ne fallait jamais longtemps pour que les habitants vous avertissent de ne pas en approcher, d'éviter même la place, autant que faire se pouvait. Mais même s'ils ne l'avaient fait...

Une étrange malveillance semblait suinter des murs mêmes. 

La bâtisse était en ruines : le clocher qui surplombait la façade gauche était étêté assez haut que pour imaginer à quel point il avait du grimper entre les nuages, dans un passé plus ou moins oublié. L'autre tour, son pendant de l'aile droite, elle était rasée à hauteur du toit du reste de la construction. Bizarrement, aucun débris épars, pas de couche de poussière, tout de majesté.

Et puis, au centre du tout, qui avait du asseoir sa grandeur entre les tours, les restes d'une croix faisaient froid dans le dos.

La poutre verticale devait bien faire dans les vingt mètres de haut, en un bois noir comme l'ébène, mais sans la noblesse de ce dernier. Elle était traversée, au tiers inférieur, par un second madrier, horizontal et moitié moins long.

C'est en posant les yeux sur ce symbole effrayant que l'arrivant prenait la mesure du froid qui l'habitait, et qu'il pouvait ressentir la force accomplie du vent qui l'écharpait.

La cathédrale à Saint Judas Iscariote n'avait jamais été consacrée, le Pape de l'époque ayant pris comme un affront personnel le choix du patron de ce lieu qui eut du devenir saint. Les promoteurs du projet s'étaient vus excommunier. Grands argentiers de la région, leurs bien s'étaient vus confisqués, et la misère s'était abattue sur les pauvres habitants qui n'avaient pas les moyens de partir s'installer ailleurs.

Petit à petit, la rumeur s'était mise à courir, selon laquelle cette région était maudite, et tous s'étaient mis à l'éviter. Peu s'y aventuraient désormais.

En ces temps de légendes, de contes, et de superstition, la cathédrale à l'abandon était devenue l'objet d'une crainte révérencieuse, au début, puis, alors qu'un tremblement de terre la faisait s'effondrer en partie, d'une sainte terreur.

Par toute la ville, des allées parallèles, des couloirs couverts et cachés, des passages dérobés, des colonnades à l'étage incitaient les habitants à se montrer discrets, à éviter les rues et les zones dégagées, le parvis du lieu maudit en premier. On sortait le moins possible, on courait lorsqu'il le fallait absolument, on traversait les rues courbés, pliés en deux.

Les mères passaient leurs vies à surveiller leurs enfants ou à s'inquiéter lorsqu'ils parvenaient à s'enfuir pour jouer. C'était un monde de craintes et de noirceur. Ceux qui le pouvaient tentaient toujours de le quitter, par tous les moyens... Peu y parvenaient. Et ces derniers ne donnaient le plus souvent plus jamais de nouvelles.

C'était le pays du désespoir et des âmes perdues, petit frère. 
Par Galthilion - Publié dans : textes
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 14:35
... Dans la veine bouquins à lire, pour compléter le top 3 du mois de janvier (à moins qu'une perle de bouquin me tombe entre les mains d'ici une semaine) : 

A lire d'urgence, pour les passionnés de voile, les amoureux de la mer et les autres (bande de clinches! Non mais...) :

"Océan's songs" de Olivier de Kersauson, Editions Le cherche midi, paru le 23 octobre 2008 (et dire qu'on me l'a même pas offert pour mon anniversaire! Non mais vraiment!)

Quatrième de couverture :

"« Prendre la mer, c'est tout sauf une fuite, c'est au contraire une discipline et une contrainte. Décider d'aller chevaucher les vagues, c'est une conquête et, pour conquérir, il faut partir. C'est l'extraordinaire tentation de l'immensité. La mer, c'est le cœur du monde. Vouloir visiter les océans, c'est aller se frotter aux couleurs de l'absolu.
Il m'a toujours semblé indécent de ne pas aller voir partout dans le monde. Il me fallait partir sur tous les océans, découvrir tous les ports… Pour moi, c'est vital : puisqu'on est dans le monde, il faut le courir. »"

Partant du principe que l'homme libre part pour apprendre et revient pour rendre compte, Olivier de Kersauson a décidé de raconter sa géographie maritime.
Il fait le portrait de ses mers comme il pourrait dresser le portrait d'une femme. Il nous révèle, surtout, son destin singulier de skipper d'exception. Pour la première fois peut-être, dans "Ocean's Songs", il se dévoile." 

Ce que j'en dirais :

Soyons clairs : ce livre n'est pas vraiment structuré autour d'un grand fil rouge clair, à chacun d'en trouver un où il le pourra ; ce livre tourne franchement autour du nombril de son auteur dans un certain nombre de pages, à chacun de savoir s'il peut supporter ça...

Une certaine idée de la condition humaine, le portrait d'Eric Tabarly, le Maitre, en filigrane de certaines pages, des portraits de mers, de peuples, un monde... Vraiment : sa géographie.

Accessoirement, ce livre est un trésor, un trésor de poésie, d'idées, de culture, d'humour... Une caverne d'Ali-Baba foisonnante de mots magiques, qui transportent au Soleil des Tropiques... Et qui charrient quelques belles tonnes de regrets pour tous ceux qui aimeraient mener une vie de marin mais restent le sac à terre.  

Comme lu dans une majorité de commentaires de lecteurs amateurs : "on aime, ou on aime pas".

Site de l'éditeur, page consacrée au livre
 
Et puis aussi : 

"Des néons sous la mer" de Frédéric Ciriez, Gallimard, septembre 2008

Quatrième de couverture :

""Les néons du sous-marin offrent aux visiteurs l'inédite signature rose pin-up d'un bordel incandescent qui drague sa clientèle par longs flashs de sept secondes. Et quand on voit, de soir en soir, le nom de l'établissement baver sur le feuillage des grands pins maritimes centenaires qui nous dominent, je pense que c'est une réussite."

Mêlant la satire de moeurs, l'érudition parodique, l'anticipation socio-politique et le mélodrame portuaire, Des néons sous la mer se présente comme une fiction inclassable qui multiplie les voies d'eau pour approcher la question complexe, et ici décomplexée, de la prostitution

Frédéric Ciriez est né en 1971. Des néons sous la mer est son premier roman."

Avis gratuit :

Premier roman? Ou pas...

En fait, c'est un bouquin étrange que celui de Frédéric Ciriez, autant pour la forme que pour le fond. L'homme nous présente une étude très sérieuse sur un bordel en forme de sous-marin (ou serait ce un sous-marin en forme de bordel?), le Fascinant. Il nous en fait l'historique, puis croise les aspects sociologiques, économiques et autres de son lieu de travail (car le narrateur n'est autre que le vestiaire, qui se fait appeler Beau Vestiaire, du bordel à la cause -droit, quand tu me tiens!) et se ballade, comme en interludes, entre un catalogue descriptif des couleurs de l'arc-en-ciel et les récits de vie des prostituées qui l'emploient.

On sent les pétillements stylistiques, la volonté de placer en un livre l'ensemble des idées qui habitent Frédéric Ciriez... C'est très bien écrit, "baroque", comme le disent la plupart des commentateurs, joyeux, scintillant, fluorescent parfois, kitsh...

Une grande fantaisie de mots, en fait, sur un sujet habituellement tabou, avec ses passages barrés, ses notes en bas de page étranges. J'ai un amour particulier pour la tendresse manifeste et belle des (auto-)biographies des prostituées du Fascinant.

En parlant d'amour, on sent tout celui que l'auteur porte à la Bretagne, aux prostituées, aux clients, aux gens, en quelque sorte... 

Comme disait l'autre (voir dans les liens ci-dessous) : "Il faut être tout de même un petit peu peine-à-jouir pour s’ennuyer à la lecture d’un texte pareil."

Avis, gratuits aussi :
L'avis d'EVENE, parce que tout le monde connait et que c'est un tellement gros site que bon, un peu obligé, hein! ou pas... 
L'avis sur initiales.org, qui m'a l'air d'être un truc pas mal foutu, en tout cas, l'avis est bien construit
Ce qu'ils en disent sur Bibliosurf.com

Voila, donc, si j'ai pas été convaincant, rappelez vous que ce n'est pas moi qui ai écrit ces bouquins, et qu'ils sont donc certainement meilleurs que mes avis, jetez vous dessus, ils sont excellents!

 
Par Galthilion
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 13:45
Amis absents, bonjour! (ben oui, de un, tout le monde sait que je n'ai pas d'amis, de deux, personne ne sait que je tiens encore ce blog plus ou moins à jour, alors forcément...)

Bonjour, disais-je!

" Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien. "

Passant par là, je ne puis m'empêcher de venir poster un petit article vous recommandant chaudement la lecture de l'une de mes dernières acquisitions livresques : "Lettre à D.", d'André Gorz... dont vous venez de lire les première phrases, aussi fortes que belles, pleines d'un sens qui, personnellement, me dépasse, plus je les lis, plus j'en suis convaincu... Ces phrases auraient pu donner le départ d'un superbe roman, il n'en est rien. Plus beau, encore, elles sont les premières lignes d'une lettre d'un homme à sa femme, histoire vraie...

Pour présenter un peu le bonhomme :

J'aurais pu écrire "du philosophe André Gorz", mais ce n'eut pas été lui rendre justice, tant son oeuvre dépasse le simple cadre de la philosophie (quelles sont les limites de ce cadre à propos? Un peu tard pour se poser la question, au vu de la phrase précédente, mais tant pis...).

"Lettre à D." comme "Lettre à Dorine", la femme d'André Gorz... Feu la femme de feu André Gorz, comme le savent les quelques esprits intéressés (donc rares et particulièrement intéressants par ailleurs) qui pourraient se promener par ici... Pour les autres, vous êtes un tas d'ignares inconséquents et catastrophiquement tristes, qu'on se le dise! (Si si, je le pense parfois vraiment...)

Pour les cas particuliers qui forment la frontière de l'intérêt, mes chers qui sont bel et bien intéressés mais ne prennent pas le temps de faire les recherches qui s'imposent pour satisfaire à leur curiosité, préférant végéter intellectuellement devant la Star Ac' (bon, okay, je raccourcis un peu, et cliche léger... mais que voulez vous, faut bien que je passe mes nerfs, ma frustration quelque part... C'est ici, terminus tout le monde descend, accrochages garantis!), je vous ai maché la besogne :

L'article de la Libre, lors du décès d'André Gorz et de sa femme 
L'article du Nouvel Observateur sur le livre "Lettre à D."
Regroupement, sur le site du Nouvel Obs, de quelques articles historiques autour d'André Gorz/Michel Bosquet
Commentaire d'un livre sur André Gorz par le sociologue Alain Touraine
Hommage de Jacques Julliard suite à la mort de son ami
Hommage de Jean Daniel
(si, sur le site du Nouvel Observateur, vous tapez dans le champ de recherche, le nom André Gorz, vous trouverez d'autres références intéressantes...)

Mais tout ceci est de peu d'intérêt, presque, face à la lecture de ce livre, dont voici un dernier extrait : 

La dernière page de "Lettre à D." :

"La nuit je vois parfois la silhouette d'un homme qui, sur une route vide et dans un paysage désert, marche derrière un corbillard. Je suis cet homme. C'est toi que le corbillard emporte. Je ne veux pas assister à ta crémation; je ne veux pas recevoir un bocal avec tes cendres. J'entends la voix de Kathleen Ferrier qui chante «Die Welt ist leer, Ich will nicht leben mehr» (1) et je me réveille. Je guette ton souffle, ma main t'effleure. Nous aimerions chacun ne pas avoir à sur vivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.»

(1)«Le monde est vide, je n'ai plus envie de vivre»

«Lettre à D., Histoire d'un amour», par André Gorz, Editions Galilée, 2006. 
Par Galthilion
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Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /Déc /2008 12:02
A mi-parcours, l'on s'égare
et l'on glose, sur la suite
à donner à ces aventures
ingrates. Car après tout,
il fait beau au dehors,
même si l'hiver et l'effroi
nous glacent les sangs.
Le parc reste vert, tant
qu'il n'est point envahi
de blanc. Mais à cette
heure du soir, c'est le
noir qui domine maintenant.

Et dans la ville, les rues,
sur les trottoirs, il ne fait
parfois pas bon marcher,
seul dans le noir.

Il s'avère qu'Hugo est
mort hier, poignardé dans
le noir par un ivrogne
presqu'inconscient, qui lui
a fait gicler le sang
sur la nappe blanche
de neige d'un capot
de voiture beige.

Il est mort, là, hier, Hugo,
bêtement, d'être sorti trop
peu couvert, ou trop vert
de peur, il a donné son
imper bleu, peut-être.

Lui aussi, il était bleu,
par terre sur le trottoir, quand
ils l'ont trouvé hier, dans une
flaque marron de sang
séché, moche.

Il collait à la glace, ils ont
eu bien du mal à l'enlever.

Puis le corps est parti pour
la morgue, ambulance,
cadavre aussi froid qu'il
faisait neigeux d'hiver
dehors.

Il faisait, ce matin, la une
des faits d'ivers, Hugo, et
figurait en bonne place
dans toutes les nécros.
Plus grands journaux. Du
pays, il en aura vu,
à travers sa photo,
fringant sourire, sur le
papier, les horipaux,
quand on lira ça...

Tristesse pour HUgo, qui ne
le passera pas, l'hiver, et
pas au chaud.

Quoique, 6 pieds sous terre...
Qui sait quelle chaleur, le père? 
Par Galthilion
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Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /Déc /2008 11:58
... et Atalante, s'inscrivait en lettre de sang, au front des cloches, qui discutaient climat à Bruxelles, paradis bien nourri. Regardent de loin, tranquilles, l'Afrique qui crève de faim, de guerre, qui crève de riens, qu'ils lui offrent  à se ronger elle-même...  
Par Galthilion - Publié dans : humeurs
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 10:48
Le refuge, sous jauge, se change
en manoir désert, à travers les
murs errent nos fantasmes.
Immobiles. Car qui pourrait,
enfin, connaitre la raison de
ce triste massacre, Sire, alors que
nos corps pourrissent là, abandonnés
de tous ? Qui sait que nous en
sommes réduits à chair nécrosée,
puante, décomposée? A s'aventurer
trop loin au coeur de cette montagne,
enfermés entre deux bouts de glaces
immenses, l'eau gelée refroidit les coeurs.
Et le Roi ne reviendra plus, perdu
en ses crevasses. L'aube s'enfuit,
et nous disparaissons pour le jour.

Et le Roi ne reviendra plus, sa protection
disparue, nous, déchus, abandonnés,
restons, êtres morts, sous les stalles
du palais glacial, plein Soleil. 
Teigneux, discret, chacal, il est
venu de nuit, le Borgne qui
a égorgé mes enfants en leurs sommeils. 
Femme disparue en lambeaux de
vie éparse, déchirée... Ton
corps glacé me manque déjà,
refuge des épreuves impies.
Quelle autre religion que nos
amours? Temple si doux, ta
bouche... Que courir, alors
que les draps défaits éternels, et glacés,
ne nous ont plus enserrés depuis
trop longtemps? T'égareras tu entre
nous, le Temps? Quel chemin tortueux
te mène? T'égareras tu entre nous? 
Où court-elle donc, la rivière
de nos amours naïves ?
Ou ne le seraient elles plus ?
Plut à notre amour de ne pas nous
abandonner, alors que je t'attends,
je t'ai préparé le petit déjeuner...

Cimetière des ombres, désert,
glacier, crevasse et goufre, 
logerais-jeu seul au fond
de mes nuits sans sommeil ?
Entre les morts, fantomes,
qui erre en ce manoir? Suis
je donc vivant, ou mort? 

Il semble... que j'en tremble... 
Par Galthilion
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 13:40
A tous ceux, et ils sont nombreux, soyez en sûrs, qui passent par ici... (dernièrement : moins d'une quinzaine de visite pour le mois, je pense... ^^)

Si vous avez l'occasion de voir Alain Bashung en concert... Courez!

Je n'en dirai pas plus : c'est indescriptiblement merveilleux...

Voila! 
Par Galthilion - Publié dans : Evénement, si on peut dire...
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 12:42
Brève en voyage...

Il était assis sur le pont des Arts,
sur un banc de bois, comme un
vieillard, un peu clochard, qui aurait
cuvé son vin dans le petit matin.
Immobile, aux lueurs
grises de l'aurore, on aurait pu
penser à une pierre, une statue,
n'eussent été les tremblements
de ses mains éperdues, accrochées
à sa bouteille, peut-être bien du vin...

Fixant la Seine, on l'aurait
dit perdu, entre deux pensées trop vastes,
que l'on eut été bien en peine d'imaginer.

Cet homme formait un contraste 
formidable avec la ville qui l'entourait. 

Avec Paris, qui grondait déjà, 
réveillé du demi-sommeil dans
lequel elle ne plonge jamais
entièrement, et d'être déjà ronronnante
de millions d'êtres humains remuants...

Le vieillard, seul, immobile, 
au milieu de la Seine, semblait
égaré dans un autre
monde. Une planète nichée entre
les Rives du fleuve, qui le
protégeait des fracas alentours. 

Il est resté, là, immobile toujours,
aussi longtemps que j'ai été en ville...

A mon arrivée comme
à mon départ, il était sur son banc, immortel,
la même bouteille à la main,
le même banc, le même
regard triste, à se transformer
lentement en pierre, statue, éternel... 
Par Galthilion - Publié dans : textes
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 12:30

On peut toujours essayer, à tout le moins...
 

Donc voila, en veille de ce joyeux blocus, Que Paques vous soit douce. Comme quoi les atermoiements anachroniques sont toujours d'actualité. Actualité? Crise financière? Ah non, excusez-moi du peu, ici, on fait dans le léger, le je-m'en-foutage provisoire mais providentiel... 


Exorcisme
? Qui peut dire où s'aventure qui, quoi, quand on le laisse libre de courir le monde, au choix de ses contraintes, merci!

Bref... Peu optimiste sur la forme, nous pouvons toujours tenter de l'être sur le fond... Y a-t-il un référent aux affaires internes? Le juge Leenaerts se poserait en arbitre de vos querelles de voisinage... Mais passons, un peu de peinture fraiche et il n'y paraitra plus, ma petite...

"De battre mon coeur s'est arrêté", plein de sang, pompé partout, et César git dedans, étallé dans sa marre, d'être dictateur, tant pis pour le Roi. Roi d'un jour, ou même pas, d'ailleurs.

Bref, le casque, les photos, le bureau, tout comme il se doit... Travailler. Dispatching de cases mémoires, dans ta boite cranienne, l'ami. Cours donc te jeter au feu de la connaissance, les tiques t'y perdront peut-être.

La vie ne vaudrait la peine d'être vécue que pour la musique, s'il ne restait qu'elle, et Brian Eno m'enchante les oreilles.

L'absurde ordinaire nous engloutira tous dans ses délices orgiaques, je vous y laisse donc...

A bientot! 
Par Galthilion - Publié dans : non-sens... quoique...
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Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /Juin /2008 13:18
Entre deux courants d'air, deux
rounds sur un ring immaginaire,
ou quelques parties de hold'em poker,
comment résister à l'appel des mots
des mots à la pelle, la louche d'émo,
d'émi, d'ency, d'éla, d'émoi, à ces éclats
rieurs, scandés par le Soleil, et ses
nuits sans sommeil, à l'arrivée
de l'été quand le centre des villes
ne distingue plus les heures mais
se tire la bourre, à tout moment
noir de monde...
Ca claque et ça craque, la liberté,
de dormir, de languir, de se languir,
et de pleurer.
Pleurer les paradis perdues ou
retrouver, et s'esbaudir, malgré les
jours, du plaisir d'être ici, si bien,
si bien entouré que les galères s'emmerdent
là où les voiles nous emportent, sous le
Soleil, dans le vent d'un archipel des
rêves et de l'imaginaire, évadé, cours toujours...

... qui jamais ne finit son tour de terre...
Par Galthilion - Publié dans : textes - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Post-Scriptum

Content de vous voir faire un tour par ici, et d'autant plus de vous voir rester jusqu'au bas de la page... Ben oui, sinon, vous liriez pas ceci...

Le commentaire pour le commentaire ne m'intéresse pas... Mais toutes les remarques, les réfléxions, et autres commentaires construits sont attendus avec impatience, ne vous gênez pas... (Notamment au niveau des pages à part, disponibles dans un menu tout en haut à droite, au dessus de la liste des articles récents...)

Précisions pratiques :

-Le découpage des textes n'est pas une simple fantaisie, pas plus, la plupart du temps que le résultat d'une volonté personnelle : il reflète juste le découpage original du texte. Je n'écris pas sur l'ordi, mais sur n'importe quoi d'autre... enfin presque. La structure reflète en général la largeur du support dont je disposais sur le moment.
-Les fautes d'ortho ou de grammaire sont voulues et ont un certain sens, enfin, pour la plupart... On ne sait jamais qu'une ou deux me soient étrangères...
-j'avais un autre trucs important à écrire... Mais je me rappelle plus... J'y pensais sous la douche, pourtant... Ah oui, y a toujours ceci : le contenu des posts du blog n'est quasi jamais édité. Les pages indépendantes par contre, consultables en haut à droite,  devraient l'être beaucoup plus régulièrement... (Hum... Un an après, je me rends compte de l'ironie de ce dernier point :D)

Présentation

  • : Le Canari Rabougri, ex-futur journal...
  • : A une époque, j'ai pensé publier une espèce de mini journal, avec quelques amis... On a conçu un site internet... Et jamais fait plus... Naissance d'une tentative de blog...
  • Le Canari Rabougri, ex-futur journal...
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