Lundi 7 avril 2008
Après un coup de tempête, on s'épie des coins sombres
Les ondes bruissent de voix douces, des gorges pâles
On parle lentement, on respire la tristesse, entre deux mots
On s'évoque les fantomes, sans le vouloir, on ne peut passer
sur ces lettres, ces phrases, prononcées à la curée, hachées,
menues mais trop lourdes pour une certaine mémoire...
On se serrerait dans nos bras, on se mouillerait les épaules
Mais, simplement, la distance ne le permet pas...
Comme des blessures, ou des épines, ou chacun, qui posséderait
ses blessures, et ses épines, et qui aurait peur pour ses blessures
des épines de l'autre...
On se dit toujours que le temps...
Et c'est vrai, le temps...
Un jour, j'ai peur, on aura plus le temps...
Les ondes bruissent de voix douces, des gorges pâles
On parle lentement, on respire la tristesse, entre deux mots
On s'évoque les fantomes, sans le vouloir, on ne peut passer
sur ces lettres, ces phrases, prononcées à la curée, hachées,
menues mais trop lourdes pour une certaine mémoire...
On se serrerait dans nos bras, on se mouillerait les épaules
Mais, simplement, la distance ne le permet pas...
Comme des blessures, ou des épines, ou chacun, qui posséderait
ses blessures, et ses épines, et qui aurait peur pour ses blessures
des épines de l'autre...
On se dit toujours que le temps...
Et c'est vrai, le temps...
Un jour, j'ai peur, on aura plus le temps...