Ca puait l'affection,
entre ces quatre murs délabrés,
suintant de mièvrerie
douteuse, comme du sirop pour
la toux qui aurait
transpiré par chacun
des pores de leurs peaux...
Ca les prenait, et ils se
collaient les uns aux
autres, sans plus parvenir
à se détacher...
C'était le fond de la
misère, la vraie, car ils savaient,
au fond, qu'ils n'étaient
pas heureux, qu'ils ne pourraient
jamais aspirer à mieux,
et que les autres en étaient
aussi conscients qu'eux.
Alors, cette proximité,
tiède et collante, pleine de miel, mais trop amère,
elle les dégoûtait, elle les désespérait...
Et c'était ça, la misère...
la vraie...
Leur manque d'humanité,
leur abêtissement, leurs gros
nez rougeauds dont ils ne
savaient que faire...
Leur manque d'instruction, bien plus que
leur manque d'argent,
qui en devenait un manque
de sentiment...