Samedi 25 avril 2009
Poil aux dents, tu peux toujours courir, la mort, tu m'auras pas, j'vole plus vite que toi. Une pomme, ta poire, banane, quelques instants de vie, sous ciel gris. Il fait rayon de soleil, les soirs où je pense à elle. Elle n'est plus là, explique moi pourquoi. T'es passée, par là, sans raison, un soir de grève, un fauchard bourré jusqu'à ta mère, qui l'a renversée sur le trottoir. En taule, celui-la, y a intérêt à ce qu'il se soit fait refaire le derrière, j'aurais des regrets... L'agent fliqué qui touche aux poltrons minés, le gentil poulet, il touche, si tu savais, si tu savais combien il touche. Tous les mois, Pierre, Jules, et Marcel, encore, qui filent au bazar te frapper quelques pièces de monnaie à l'effigie de Saint Thomas. Baldaquin doré, qui pourrit là. Un pont. Juste un pont, entre toi et elle, la mort, qu'il a emprunté, sans savoir qu'il passait outre-Rhin, par dessus Cologne et ses ombres brouillard. A tout malheur sourit sa peine... Ou pas, mais qui se rappelle de l'exacte dignité d'un pauvre rosse? Personne n'oubliera la publicité qui fut faite aux salauds qui nous empoisonnent. De grands panneaux protégés, avec leurs têtes en grand. Sourires finauds et os à moelle. Je n'ai plus de dents. Pourtant, voudrais écrire sous la douche, un tableau, craie qui ne passe à l'eau, mais s'efface ensuite, baguette magique. 
Bénite, l'eau de la douche? A voir. T'es tu masturbé dessous, connard?! Non mais vraiment. Ces gens osent tout! Papons nous dans les bois, tant qu'les capotes n'y sont pas! Si elles y étaient, nous n'aurions plus le SIDA. Loin des yeux, près des pieds? L'intellect est dans ton gros orteil! Mais qu'y pleuvoir? 
Monsieur le préspendant, il se fait que la Madeleine se dévore sous vos yeux, un théatre englouti, et Proust qui s'esclaffe de vent mauvais, sur le pont Mirabeau. En ce temps là, madame, sous le pont Mirabeau, coulait la Seine, et nos amours perdus, qu'il s'en souvienne! Heureux maquis, que celui que gagna votre ami. Que gagna votre ami, au juste? Qui gagna le maquis? Jeanne est morte de cette question insolite. Et rares sont les chanceux à s'être frottés à lui. Mais elle n'en finit plus de me surprendre. Et c'est l'Enfer, selon Dante, qui remonte à nos exploits disparus. 
Mon ancêtre, ce gaulois, s'est fait gauler à voler un gateau à la mère Michel, alors même qu'elle cherchait son chat. Mon amie Caro, mais laquelle, m'est chère parmi les esprits brillants. Une vie à lui sourire, amoureux d'elle, mais à en aimer d'autres, ou elle, ou les deux, ou plus encore, et se perdre entre deux décors. Quelle pièce jouer, demain, quand nous nous qualifierons de brillants tacticiens? Entre deux quilles, et leurs rondeurs, s'éloigner des vivants. La peur du vide me prend par trop souvent, et c'est sans solution, presque sans espoir, que cette quête s'encourt. 
A travers bois, quelle contrée avons nous traversée, avant de nous jeter dans les bras de l'ours qui caracolle dans ton dos? Inquiétude de la mer, Tabarly au devant de Pen Duick, toujours, pour une pière, sous la pluie, et la nature qui se déchaine au large des tempêtes. 
C'est  à  courir   les   tremplins,   que  l'on   s'envole,
univers.  Loin  des  illusions,  le monde  t'échappe.  A
moi aussi.  Et la course ne se poursuit que pour mieux
rêver,  sous les pierres les braises,  dessus,  la viande
de notre soir, et les damnés des chants des Dieux. 

5-4-2009

Par Galthilion
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Post-Scriptum

Content de vous voir faire un tour par ici, et d'autant plus de vous voir rester jusqu'au bas de la page... Ben oui, sinon, vous liriez pas ceci...

Le commentaire pour le commentaire ne m'intéresse pas... Mais toutes les remarques, les réfléxions, et autres commentaires construits sont attendus avec impatience, ne vous gênez pas... (Notamment au niveau des pages à part, disponibles dans un menu tout en haut à droite, au dessus de la liste des articles récents...)

Précisions pratiques :

-Le découpage des textes n'est pas une simple fantaisie, pas plus, la plupart du temps que le résultat d'une volonté personnelle : il reflète juste le découpage original du texte. Je n'écris pas sur l'ordi, mais sur n'importe quoi d'autre... enfin presque. La structure reflète en général la largeur du support dont je disposais sur le moment.
-Les fautes d'ortho ou de grammaire sont voulues et ont un certain sens, enfin, pour la plupart... On ne sait jamais qu'une ou deux me soient étrangères...
-j'avais un autre trucs important à écrire... Mais je me rappelle plus... J'y pensais sous la douche, pourtant... Ah oui, y a toujours ceci : le contenu des posts du blog n'est quasi jamais édité. Les pages indépendantes par contre, consultables en haut à droite,  devraient l'être beaucoup plus régulièrement... (Hum... Un an après, je me rends compte de l'ironie de ce dernier point :D)

Présentation

  • : Le Canari Rabougri, ex-futur journal...
  • : A une époque, j'ai pensé publier une espèce de mini journal, avec quelques amis... On a conçu un site internet... Et jamais fait plus... Naissance d'une tentative de blog...
  • canari-rabougri
  • : Divers
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Recherche

Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

overblog

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus