A la nuit des blancs nez, joues rouges, pâle beauté
A te bercer de mes insomnies, nous naissions tous deux,
au coeur de la nuit, réalité nouvelle entre draps disputés.
Tu tires la couverture, me laisserai pas faire, et te noie
dans nos limbes.
Où es-tu donc, cette nuit, seul au fond d'une
pièce sombre, grouille de stress et s'en foire de
mille questions.
La lumière nous agresse, sur un navire de terres, tanguent nos glaces, par delà l'estran désert. Au pied des falaises, promenades, musicales de crainte, les vagues s'emportent, alors même que je
m'effondre sur la grève.
Grève de sommeil, de déplacement, de tenir
debout, et t'attire à moi. Galets douloureux
sous dos meurtri mais rigole, virgule.
Pénombre et jeux de Lune au clair d'étoiles
sans nombre. Un géant noir qui nous
surplombe, alors que s'agite Neptune non loin.
Creuse ton lit, la rivière s'allonge alors que nos mers
se retirent. Tellement petits qui grandissent d'un
coup quand à deux regardent l'Angleterre. Et nos
amours s'empoignent à bras le corps pour se
promener, consultation des Dieux, rapport de gloires
reconduites.
Nous sommes les frontières repoussées qui te posent question. Tu es cette révélation qui ne surgit qu'à l'amer tombé, noyé sous la nuit de nos amours. Et le roc sur lequel construire ces rêves,
hier encore évanouis.
Evanescent, de nos enflammés, phare d'été, en appelle à nos désirs...